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Actualités / Blog

LISTE BILLETS

21 décembre 2014
Essai : « les 4 Talismans d'Irlande »

10 août 2014
Essai : « un Masculin Sacré »

02 avril 2014
De la nécessité du Doute

16 février 2014
Critique : « Sur les chemins de l'Ankou »

01 novembre 2013
Comment utiliser la matière pour la mise à la terre

18 août 2013
Bâton de Lune... par un homme

26 mai 2013
Notes sur l'initiation

16 décembre 2012
Essai sur les Métamorphoses

15 août 2012
Mûrier / Roncier

29 juillet 2012
Nouveau site

28 mai 2012
Vision de Bealtaine

13 février 2012
Les païens, des illuminés ?

15 janvier 2012
Les gourdezioù & titennaoù 2012

02 novembre 2011
Essai sur le Paganisme Sombre

26 juin 2011
Dans les entrailles

FLUX NOS AUTRES BLOGS

Chemin païen (Mascha) :
05.07.2015 [Témoignage] Vie de femme, rites de passages
08.01.2015 [Engagement] Liberté d?Être

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Essai « les 4 Talismans d'Irlande »

21 décembre 2014

Un essai, qui prend des allures de jeu personnel sur les symboles, portant sur les 4 Talismans d'Irlande : Chaudron du Dagda, Lance de Lugh, Pierre de Fal et Epée de Nuada... Nous quitterons les terres habituelles des 4 éléments pour une approche plus trifonctionnelle.

Essai « un Masculin Sacré »

10 août 2014

Depuis plusieurs années, le terme de « Féminin Sacré » est mis en avant. De façon (très) simplificatrice, nous pourrions dire que le Féminin Sacré est fortement lié aux cycles menstruels de la Femme. Quant aux Hommes, le « Masculin Sacré » semble plus difficilement définissable : aucunes menstrues, aucune(s) gestation(s) (en tous cas aucune gestation physique)... Alors quel pourrait être ce Masculin Sacré ? Cet essai démarre donc par cette question émise lors d’une discussion avec ma marraine druidique /|\Korridwen.

« De la nécessité du Doute »

02 avril 2014

Quand un poisson d'Avril nous conduit à certaines réflexions sur la véracité des sources et sur la nécessité du doute.

Critique « Sur les chemins de l'Ankou »

16 février 2014

Alors voilà... dans le cadre du remaniement de ce site, je vais ré-étoffer les parties bibliographiques (oui j'ai fait une remise à zéro de ces parties quand je refais le site)... et y inclure pour certains ouvrages une petite fiche critique.

La première fiche concerne « Sur les chemins de l'Ankou », un ouvrage de collecte sur les folklores concernant l'Ankou en Bretagne.

Premières notes sur « Comment utiliser la Matière pour la mise à la terre »

01 novembre 2013

Il s'agit là d'un de mes travaux, élaboré à partir d'extraits de mon journal personnel. La question d'origine était : « Comment utiliser la Matière pour la mise à la terre ».

« Bâton de Lune... par un homme »

18 août 2013

Journée de partage avec un atelier « bâton de Lune ». Dans cet ajout, je décris comment j'ai façonné mon propre bâton de Lune en tant qu'homme.

« Notes pour le thème sur l'initiation »

26 mai 2013

Dernier rajout en date sur le site : mes notes / quelques pensées personnelles en tant que participation à une session du 3P (Pub Philo Païen) toulousain à laquelle je n'ai pas pû me rendre sur le thème de l'initiation.

Essai « Les Métamorphoses »

16 décembre 2012

Petit rajout sur le site sur le thème « Les métamorphoses » dans la section « Etudes celtiques » via une étude sommaire de quelques mythes celtiques :
  • La courtise d'Etain (Irlande),
  • De Gwion Bach à Taliesin (Pays de Galles),
  • Tuan Mac Cairill, le silencieux (Irlande),
  • Gwydion & Gylwaethwy (Pays de Galles).

Mûrier / Roncier

15 août 2012

Durant mon après-midi, j'avais récolté avec l'aide de Mascha des mûres sauvages. Tout en les cueillant, je pensais à cette difficulté pour saisir le précieux fruit noir : cette attention portée en permanence sur là où se posaient mes pieds, déplacant délicatement de mes mains ou de mes jambes les épines sévères pour ne pas faire couler mon sang.

Je songeais aussi aux chenilles qui n'étaient pas sur les mûriers / ronciers sur lesquels je prélevais notre butin, mais qui étaient souvent sur ceux dans ma natale Bretagne.
Les chenilles, qui se nourrissent des feuilles du roncier, pour pouvoir se transformer / se métamorphoser. Et indubitablement, tout ceci me ramenait à mon sujet d'étude actuel sur les métamorphoses pour le Collège.

Puis en soirée, j'ai re-expérimenté les régimes du feu pour transformer ces fruits en un liquide supposé gélifier... et cela m'a ramené à une autre part de mon travail actuel à Lughnasadh : la transformation des éléments : terre (fruits), eau (jus), air (nourrissant le feu), feu (de la gazinière et son régime du feu) et enfin la retransformation en terre (gélification).

Je pense que je reprendrais mes textes sur la cuisine et la spiritualité d'il y a quelques années pour améliorer cette étude.


J'ai cherché un peu plus tard dans la soirée les symbolismes et mythes celtes du mûrier ou du roncier. Etrangement, j'étais convaincu qu'un ogham était associé à cet arbuste (aux fruits sûcrés & acidulés, et aux épines acérées), et en fait non ! Au niveau des mythes, si on excepte la Chine qui par un mythe associe le mûrier à l'équinoxe de printemps, la seule occurence correspond à une légende / mythe narré par Ovide :
Au début, les fruits du mûrier étaient blancs. Mais un jour, deux amants, Pyrame et Thisbé, se sont suicidés près d'une source et c'est ainsi que les fruits du mûrier sont devenus rouges par le sang de ces amants.

« Ils conviennent de se trouver au tombeau de Ninus; c'est là que doit leur prêter l'abri de son feuillage un mûrier portant des fruits blancs, et placé près d'une source pure. [...]
Hélas ! le trépas seul pouvait nous séparer : qu'il n'ait pas même aujourd'hui ce pouvoir ! Ô vous, parents trop malheureux ! vous, mon père, et vous qui fûtes le sien, écoutez ma dernière prière ! ne refusez pas un même tombeau à ceux qu'un même amour, un même trépas a voulu réunir ! Et toi, arbre fatal, qui de ton ombre couvres le corps de Pyrame, et vas bientôt couvrir le mien, conserve l'empreinte de notre sang ! porte désormais des fruits symboles de douleur et de larmes, sanglant témoignage du double sacrifice de deux amants" ! Elle dit, et saisissant le fer encore fumant du sang de Pyrame, elle l'appuie sur son sein, et tombe et meurt sur le corps de son amant.
Ses vœux furent exaucés, les dieux les entendirent : ils touchèrent leurs parents; la mûre se teignit de pourpre en mûrissant; une même urne renferma la cendre des deux amants. »
« OVIDE : Les métamorphoses - IV » (traduction de GT VILLENAVE sur le site "Bibliotheca Classica Selecta")

Nouveau site

29 juillet 2012

Lors de la dernière célébration (Solstice d'été), j'ai changé de Nom devant l'ensemble du Collège : de Maz'rin me voici à présent de nouveau redevenu Marzin.

Il était donc logique que je change également d'adresse mail et d'adresse de site. Adieu donc www.mazrin.eu et bienvenue donc à www.Marzin-Suileabhan.eu !

Au passage aussi donc un peu de nettoyage de mon ancien site, un nouveau template ainsi une programmation personnelle à base de PHP, de JavaScript et de CSS pour remplacer la partie blog qui était assurée par WordPress et l'ancien site un peu anarchique.

Il y aura certainement encore quelques petits réglages à faire... mais ça ne devrait pas tarder.

BONNE LECTURE !

Marzin Suileabhan

Vision de Bealtaine

28 mai 2012

Un de mes premiers dessins depuis très longtemps afin de coucher sur le papier une vision que j'ai eu lors du dernier Bealtaine :

un crâne posé sur un sol sans verdure (et dans la vision : entouré par des os à moitié ensevelis et brisés en plusieurs morceaux), des pousses émanent de glands sous le crâne et s'élèvent à travers les orbites.

au-dessus du crâne un corbeau ou une corneille au plumage constitué de feuilles verdoyantes qui ressemblent à un vitrail châtoyant.


Les païens, des illuminés ?

13 février 2012

Aujourd’hui, je suis tombé sur un article de l’Indépendant donnant la parole à Uindobrennos, un druide.
« Uindobrennos, un druide en Minervois » du journal « L’indépendant ».
Un article décrivant la philosophie du druidisme contemporain, dans la lignée des “de plus en en plus” nombreux reportages sur cette spiritualité… et qui a gagné comme premier commentaire un cinglant : “Encore un illuminé. bientôt les premières victimes“.

Je ne parlerai pas du fait qu’ironiquement un illuminé est justement quelqu’un qui a reçu une illumination, et que pour le coup l’insulte se transmute en compliment. (oui j’adore toujours autant les prétéritions)

Mais la question sous-jacente qui est soulevée est bien :
« Pourquoi dès qu’on ne fait pas comme tout le monde, a-t-on le droit de se faire qualifier d’illuminé ? »

Le verbe est acerbe, mais de l’autre côté de la lame il n’y a rien si ce n’est une intolérance ou le besoin de se sentir « plus mieux » ou « moins pire » que son semblable.

Tous ces chrétiens, ces musulmans, ces juifs, ces bouddhistes…. sont alors aussi des illuminés, puisque leur quête est la même que celle des païens. Mais si on accepte ceux-ci, il convient aussi d’accorder un même traitement aux païens.

Il y a 6-7 ans j’avais rejoint une association de païens (la défunte LAPF), dont la motivation était de permettre à la fois aux païens de se rencontrer mais aussi d’aider à une reconnaissance du paganisme. C’était alors une expérience passionnante, et je ne remercierai jamais assez ceux qui en ont été à l’origine (et tout particulièrement Sylvia & Éric).
Ce fut aussi l’occasion de comprendre à quel point je n’étais pas un illuminé solitaire avec ma spiritualité proche de la nature et du polythéisme. Puis l’occasion de rencontrer moultes autres païens de divers courants et de diverses approches : certains se laissant inspirer par la nature, certains se plongeant dans les méandres éso, certains se plongeant dans les recherches universitaires…

Oui le paganisme existe toujours, comme il a toujours existé. Il suffit à celui qui veut un peu se documenter de voir que nombre de fêtes actuelles sont d’anciennes fêtes païennes et de ressentir que la quête de la plupart de ces païens est sincère et pas moins stupide que celle des chrétiens, musulmans, etc…

Les gourdezioù & titennaoù 2012

15 janvier 2012

A l’image des calendes (exposées sur la page « Les calendes d’Aussonne (31) » du blog « Chemin païen ») que les anciens effectuaient à partir de la météorologie des 12 jours entre Noël et l’Epiphanie afin de prévoir/prédire celle de l’année, nous avions en Bretagne les gourdezioù (12 premiers jours de janvier près de Rostronen) et les titennaoù (6 derniers jours de décembre et les 4 premiers de janvier en Haute-Cornouaille).

A titre d’information / recherche, je renvoie à l’article de Joseph LOTH : « Les douze jours supplémentaires (Gourdezioù) des Bretons et les douze jours des Germains et des Indous » publié dans la « Revue Celtique » en 1903 (pp. 310-312), qui traite des gourdezioù et titennaoù.

Evidemment, outre le questionnement sur l’efficacité de la méthode (en utilisant les annonces de 20 minutes), j’effectue une hypothèse forte en supposant qu’on puisse appliquer la méthode dans un autre pagus.


Essai «Un paganisme sombre dédié à Mórrígan»

02 novembre 2011

Enfin ! J’ai terminé mon essai sur un paganisme sombre dédié à Mórrígan ! Après avoir maintes fois durant ces dernières années remis à plus tard l’ouvrage, et après avoir ensuite maintes fois remis à plus tard la diffusion de cet essai (le jugeant jamais fini ), j’ai finalement décidé de le mettre en ligne (après que seuls quelques amis chers aient pu me dire ce qu’ils en pensaient depuis le début de l’année). Vous le trouverez sur ce site

Dans les entrailles

26 juin 2011

Ce week-end fût enfin l’occasion d’une expérience que je voulais tenter depuis un moment : m’enfoncer dans les entrailles de la terre. Attention… par m’enfoncer dans les entrailles de la terre, je n’entends pas les nombreuses visites que j’avais effectuées par le passé : confortablement assis dans un petit train ou une barque ou encore marchant sur un sentier balisé dans une grotte bien éclairée au milieu de tout un tas de touristes… mais bien d’une expérience de spéléologie en combinaison, rampant, le visage dans la boue. J’ai donc enfin profité d’une initiation de 3 heures proposée à 5 personnes ce week-end sur la commune de Vicdessos (09).


Après un petit pique-nique consistant, question de se remettre du petit trajet en voiture et de prendre quelques forces avant l’effort, tout contre le dolmen de Sem situé sur les hauteurs à l’écart du village… direction le réseau souterrain !



Un minuscule trou non loin d’un ruisseau. C’est en rampant sur plusieurs mètres, se contorsionnant entre les parois étroites et rocheuses qu’on entre dans sous terre. Le corps serpentant tout doucement, gagnant petit à petit les profondeurs. Les ombres dansent sur les parois avec la lumière vacillante de la petite flamme acétylène du moniteur… Et soudain le silence des sens : les lumières de casques s’éteignent, les paroles se taisent… Rien plus rien… Certains participants se sentirent oppressés par cette perte totale de repères, d’autres s’y sentent bien… voire même, dans mon cas, “comme à la maison”.


Peu à peu, même si la vue est irrémédiablement “perdue”, les autres sens s’éveillent… et on commence à percevoir au loin une goutte qui tombe sur le sol, encore un peu plus loin l’écoulement d’un petit ruisseau souterrain.


Perception de ce qui aurait été imperceptible perdu dans le brouhaha du monde de la surface !


Le monde souterrain n’est pas sans habitants… Il y a là des formes de vie déjà mortes sans le savoir (de jeunes pousses qui germant mais qui ne pourront pas s’épanouir, privées de la lumière nécessaire)… et puis il y a des formes de vie tapies sous les pierres elles-mêmes tapies dans les boyaux souterrains, et qui se sont adaptées au monde souterrain dégradant les minuscules débris végétaux apportés depuis la surface par les eaux.

Dans les profondeurs, le temps ne s’écoule pas non plus pareil.

Perte (à moins que ça ne soit une redéfinition) des sens, de l’espace et du temps.

Le guide nous raconte même cette expérience de chronobiologie sur 6 mois, où une femme croyant faire une journée normale au fond d’une grotte faisait en réalité des journées de 48 heures et des nuitées de 24 heures.


Plusieurs heures à cheminer dans les entrailles de la terre, les trois quarts du temps en rampant ou à quatre pattes ou le visage dans l’eau fraîche des profondeurs, débarassé des illusions de la surface au fin fond de notre terre mère.


Et puis enfin… une succession de petits toboggans naturels : se laisser glisser dans l’eau, descendant encore et toujours… jusqu’au moment de la libération : l’instant où le boyau débouche à la surface, à la lumière… et où on sent de nouveau la brûlure de la lumière, le poids de la chaleur (il faisait 33°C en extérieur et seulement une quinzaine sous terre) et de nouveau ce bruit.. cette explosion de sens et de couleurs…


Une expérience tant sportive que spirituelle… au sein de la terre… que je réitèrerai !