.

Quelques mots sur l'auteur




Présentation générale

Né quelque part en Bretagne, j'ai été élevé sur une presqu'île à la jonction de la terre acide, des embruns océaniques et des vents en perpétuel mouvement. À présent dans le Sud-Ouest pour le travail, j'ai en permanence une part de moi ici en Occitanie et une autre dans ma Bretagne natale, à laquelle je demeure viscéralement attaché.

Je cultive également une autre ambivalence : celle entre un caractère scientifique et l'écoute de mes propres ressentis, ce qui m'amène à la fois à aller étudier en bibliothèque et à me brancher au creux de la Nature.

Les dieux et mythes irlandais trouvent en moi une très grande résonnance, avec une toute très particulière pour la déesse Mórrígan.


Parcours sur le Chemin

Comme beaucoup j'ai tout d'abord vécu ma spiritualité en tant que solitaire de très longues années. À l'époque, Internet n'existait pas encore, et seuls les rares ouvrages en librairie ou en bibliothèque me permettaient de progresser. Mais celà ne m'empêchait pas de sentir cette petite étincelle au tréfonds de moi vivre et grandir.

Petit à petit, j'ai fréquenté d'autres païens parfois en réel sur Paris, parfois via les forums Internet quand ce magnifique outil est apparu. Ce fût une période passionnante :
- Dans ma ville d'alors, Syd montait un petit groupe local, devenu plus tard un très grand groupe,
- Sur Internet, je fréquentais assidûment le forum "Le Grimoire de la Lune" tout juste lancé par 2 jeunes païennes québecoises, devenues depuis les initiatrices de nombreux groupes (Ordre du Lotus, Ordre de Dea, etc...).
Une nouvelle ère s'ouvrait pour beaucoup... Une ère dont on voit encore les fruits.

Après 2006, je me suis alors investi dans la LAPF (Libre Assemblée Païenne Francophone) suite à mes rencontres avec des païens (Sylvia, Bjornulfr,...) qui m'avaient montré que l'heure de l'isolement dans le virtuel était bien révolue et ce fut pour moi le début des rassemblements de part et d'autre de la France.

De ces rassemblements, j'ai fini par poser mes valises dans un groupe mi-wiccan/mi-druidique de Marseille : "Les 8 Vents" et y découvrir un frère : Marzin. Ce fut mon premier groupe stable. Puis avec une wiccane (Mélissa), habitant comme moi Toulouse et faisant partie du groupe de Marseille, nous fondâmes tous les deux un coven-fils : "Les Sentiers d'Avalon" d'avant d'être rejoints par d'autres fondateurs alors que le coven de Marseille s'éteignait.

J'ai quitté ce groupe, que j'avais co-fondé, pour rejoindre un groupe entièrement druidique "la CAD", puisque j'étais plus proche du druidisme que de la wicca... avant de le quitter quelques années plus tard pour un Collège druidique plus proche de mes aspirations : Lemovica. Dans une époque de grands doutes quant à ma foi et aux païens, j'y ai trouvé des amis, une famille.


Origine de mon nom initiatique

Mon nom actuel est Marzin Suileabhan,
mais il n'en a pas toujours été ainsi...

Je me suis jadis prénommé Maz'rin (avec une apostrophe). J’avais choisi mon nom initiatique il y a très longtemps (avant l'année 2000). Au fil des années, l’écriture de mon nom s’est modifiée intégrant au passage tantôt une notion, tantôt des expériences vécues. Tout ceci fait que mon nom n’est pas statique, mais qu’il évolue en même temps que moi. La méditation suggérée par mon sanglier m’a conforté dans mon choix initial.

Mon nom a évolué ainsi :
* Tout d'abord parce qu'il commençait par un M (c'est un des critères que je voulais à l’époque du choix de mon nom initiatique), ce qui le rattache à ma déesse.

* Ensuite c'est une déformation d'une des nombreuses variantes celtes de Merlin (Marzin), ce qui le rattache à ma Bretagne natale et ses traditions, auxquelles je suis moi-même fortement rattaché même si je vis dans le Sud-Ouest.

* Les 2 lettres centrales (R & Z) étaient inversées. Peu après l'époque où j'avais choisi ce nom je disais que « j'inversais le cœur de Marzin », une autre façon de dire que je considérais que Merlin symbolisait le passage de l'Ancienne Tradition vers le Christianisme et qu'inverser son cœur était une façon d'inverser ce passage. D'où Marzin devenu Mazrin... (accessoirement ça permettait aussi de ne pas devoir trier entre tous les Marzins sous Google et de me différencier).

* L'apostrophe est par la suite apparue dans mon nom dans les années 2007-2009. Une évolution pas forcément très visible dans l'écriture, mais qui pour moi représentait énormément. C'était une façon de me souvenir d'une brisure, d'une désillusion, par rapport à certains païens qui comptaient pour moi. Cette désillusion s'est donc « matérialisée », à l'époque, par une apostrophe en plein milieu de mon nom, symbolisant un coin ou une hache fendant une bûche. Puis j'ai eu tendance à le percevoir comme quelque chose qui émane du cœur de mon nom, comme un feu follet qui se libère de la bûche brisée et s'envole. J'ai donc longuement conservé cette apostrophe pour ces 2 significations, et pour me souvenir des désillusions que je pourrai avoir de nouveau à l’avenir non pas envers le paganisme ou les déesses & dieux, mais envers certains païens (ego, pouvoir, science infuse, etc...) : différenciant les humains qui font partie du paganisme et les dieux & déesses & le paganisme lui-même.

Pour la petite histoire, si le coin qui est au cœur de mon nom sert à fendre le bois, le merlin est également le nom d'un outil qui sert à fendre le bois. (une boucle bouclée ? ^^)

Mon nom initiatique n’est donc pas resté statique au fil des années. Il s’est forgé au fil des diverses expériences, intégrant à chaque petit changement en son sein une nouvelle dimension qui fait partie elle-même de moi (racines natales, conception du monde, désillusions...). S’ajoutent donc à mon nom, tout doucement au fil du temps, des éléments de mon propre chemin et de mon vécu.

Parfois je rajoute une épithète après mon nom. Depuis quelques mois, il s'agit de Suileabhan, qui signifie en irlandais : « aux yeux noirs / au regard noir ». Je passerai sur l’explication de mon épithète, mais il est évident qu’il n’est pas non plus par hasard.

Durant la dernière méditation sur mon nom initiatique, je me suis retrouvé devant la bouche gigantesque d’un immense dragon, à quelques centimètres de ces longues dents... mais cela ne m’effrayait pas le moins du monde. Puis le lendemain, je me trouvais devant son œil reptilien qui scrutait les profondeurs de mon être avant de me trouver à voyager dans des forts et au-dessus d’étangs.

Durant quelques mois, les lapsus se sont enchaînés et malgré la volonté consciente de garder Maz'rin en tant que nom, inconsciemment Marzin refaisait surface.
Il était donc temps de laisser ce nom de Marzin Suileabhan prendre le dessus.

Et c'est ainsi qu'au Solstice d'Été 2012, je suis (re)devenu... Marzin Suileabhan.


Marzin Suileabhan, (anciennement Maz'rin, mai 2011 - juin 2013)