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BATON DE LUNE : (18 août 2013)

Dans le cadre d'une journée de rencontre, Mascha et moi avons participé à un atelier de fabrication d'un « bâton de Lune » proposé par Brume Follet.

Le bâton de Lune... par un homme.

A l'origine de ces annotations, il y a donc l'atelier proposé par Brume Follet en vue de réaliser un bâton de Lune.
Ainsi que l'explique très bien Rhi-Peann sur son site ("Le bâton de Lune / L'Ile sacrée de Cerridwenn"), à l'origine le bâton s'adresse plus particulièrement au Féminin Sacré et au cycle menstruel.
Mascha a ainsi réalisé un baton en lien avec son Féminin Sacré ("Un bâton pour mon Féminin Sacré").
Mais pour un homme ? La question peut se poser... Se connecter à son propre Féminin Sacré ? Pour ma part, j'ai choisi d'associer ma Déesse tutélaire, la Mórrígan, avec le Dagda, ainsi que je vais l'expliquer ci-après... Une façon de concilier féminin et masculin dans mon bâton de Lune tout en exprimant la notion de cycle(s).

Un bâton révélé en songe

Le choix du bâton s'est opéré de façon naturelle : je disposais d'un court bâton auquel j'étais très attaché de par les conditions qui m'avaient menées à lui. Malheureusement, le jour où j'ai revêtu la saie druidique je me suis rendu compte qu'il était trop court pour pouvoir être mon bâton druidique. C'est la raison pour laquelle j'étais heureux de pouvoir m'en servir afin de réaliser mon bâton de Lune.

Les conditions, dans lesquelles je l'ai trouvé il y a quelques années, méritent d'être narrées :
Il y avait un lieu en pleine nature, très isolé, où je me rendais souvent pour méditer. Une nuit, j'ai rêvé de ce lieu et d'un petit passage entre des arbustes que je n'avais jamais vu. Au bout d'un moment de marche, j'atteignais un champ de blé avec au milieu un grand arbre. Je m'en approche : en haut, dans les branches, des passages... et en bas de l'arbre une porte fermée. Le rêve (mais s'agissait-il d'un rêve ?) s'achève là...
Peu après, je me rends dans mon petit hâvre de paix. J'aperçois un chemin que je n'avais jamais vu et je l'ai suivi... Au bout, je trouve un champ de blé (alors que je ne savais même pas qu'il y avait des champs par là) et un grand arbre (pas au milieu du champ comme dans mon rêve, mais sur le bord du champ), des planches installées dans l'arbre par des chasseurs, et au pied de l'arbre... un volet de fenêtre en bois (ressemblant un peu à la porte de mon rêve) qu'évidemment je soulève... et y trouve mon bâton !
Au vu de tous les éléments troublants coïncidants, j'en ai donc déduit que le bâton m'était destiné.

Le Dagda et la Mórrígan, unis

Tout d'abord, le bâton en lui-même ressemble à une massue... comme la massue du Dagda, dieu et époux de la Mórrígan. Cette massue pouvait donner la Mort ou ramener à la Vie, suivant l'extrémité dont on usait. La partie droite de la massue, de par sa connotation phallique, amène la vie tandis que l'autre partie donne la mort (tout comme le maillet qui donnait dans les campagnes bretonnes la "bonne mort").
Il y a donc déjà une notion de cycle qui transparait dans ce symbolisme... Certes pas le cycle menstruel... mais un cycle tout de même !

Ce bâton (masculin) est entouré par 2 rubans (un rouge et un noir) que j'associe à ma déesse tutélaire, la Mórrígan (cf. mon essai sur un paganisme sombre dédié à la Mórrígan). Par leurs mouvements en double spirale (qui rappelle une double hélice d'ADN, donc de vie), ils font circuler l'énergie depuis le bas jusqu'au haut du bâton (la ramenant ensuite dans l'autre sens) sous forme d'un cycle (la mort et la vie se trouvent de nouveau reliés dans un cycle, tout comme le sont aussi le masculin et le féminin).

Nous pouvons aussi imaginer qu'avec ces rubans, les énergies cycliques de la Mórrígan enlacent l'aspect phallique du Dagda, créant ainsi la Vie...

Au pied du bâton et autour des rubans, j'ai placé une chaînette argentée qui symbolise la Lune, les eaux basses, l'intuition... En haut des rubans, j'ai placé un tissu doré représentant le Soleil, le feu, etc...

Ainsi les rubans relient par leurs cycles la Lune et le Soleil, l'eau et le feu, le féminin et le masculin...

Enfin, en haut du bâton, les rubans s'achèvent par 3 plumes noires qui rappellent la Mórrígan dans ses aspects plus sombres... et qui se situent donc aussi sur la partie la plus sombre / mortelle du Dagda.

Le ruban violet, d'un coté à la jonction de la partie phallique et de la partie mortelle et de l'autre coté volant aux vents, représente l'esprit ou l'âme détachée de la matière.